Michel Fraile
est un passionné

Son éclectique parcours fait de lui un personnage aux multiples facettes. Difficile de cerner tout à fait ce baroudeur de la vie car il faut se lever tôt et se coucher tard pour le suivre : insatiable, il voyage aussi bien dans l’espace que dans le temps. Danseur contemporain, il enseigne l’éducation physique. Chineur invétéré, il ouvre une boutique à Paris, où ses étonnantes collections prennent vie : juke-boxes, objets insolites, art publicitaire, tout ce qui accroche son œil et retient son attention…

De ses passions il fait aussi des livres : « Jukebox – Sons et lumières » sortira aux Editions Ouest France ainsi que « Air France – Objets du ciel ». Son objectif se fixera ensuite sur l’univers aéronautique, et les trois livres qui paraîtront aux Editions du Chêne le consacreront ainsi « photographe Aéronautique » : « Concorde », puis « A380 » et « Boeing 747 ».

Dans le parcours de Michel Fraile, la photographie a toujours été en trame… Son regard partout se pose, parfois avec humour, toujours avec tendresse. Son doigt déclenche là ou son cœur le guide. Au fil de ses humeurs, il élabore ainsi l’image d’une nature humaine qui parfois bouscule nos schémas… Sa soif de découverte l’emmène sur les chemins du monde… plus de 130 pays … vertiges… du voyage .Plusieurs ouvrages immortaliseront ( Vive la Vie – La Dolce Vita – Viva la vida…) de nombreux reportages témoigneront. De nombreuses rencontres bien sûr , des zooms sur des personnages hors du commun mais aussi du quotidien, la richesse nait de la diversité.

Avec « Paris Sauvage », son travail photographique prend encore une autre dimension. La capitale devient son théâtre, il y met en scène ces drôles d’intrus… Un surréalisme urbain où il joue la carte du décalage, du fantastique, de l’écologique.

Son travail est toujours instinctif, rapide, les poses photographiques longues, mais les instants sur les lieux brefs, pas plus de quelques minutes à chaque endroit. L’utilisation des seules lumières naturelles, même de nuit, rend le shooting parfois difficile, mais elle confère aux images plus de naturel… animal, en pleine culture des hommes.

David ARTUR pour le magazine « Balthazar ».